[./bienvenue.html]
[./preambule_a_la_biographie.html]
[./sa_naissance.html]
[./son_ascension.html]
[./ahmed_bey_face_au_debarquement.html]
[./batailles_de_sidi2dfredj_et_staouali.html]
[./bibliographie.html]
[./emir_aek.html]
[./palais1.html]
[./sceau.html]
[./son_portrait_.html]
[./index.html]
[mailto:ahmed-bey@lmsite.net]
[./son_ascension.html]
[Web Creator] [LMSOFT]
A sa naissance, le beylicat de l'Est était gouverné par le célèbre Salah bey Ben Moustafa (1771-1791) originaire de Smyrne ; ce dernier est l' oncle par alliance du nouveau-né. Plus tard il sera démis de ses fonctions par le dey d'Alger, Hassan Pacha pour une sombre histoire de vengeance. En réalité, il lui était reproché d'avoir trop favorisé les Kouloughlis et les maures au détriment des Janissaires dont la plupart venaient d'être écartés du pouvoir. Ces derniers purent revenir aux affaires et sur ordre du nouveau bey, Hossein Bou Hanek, " le parti Turc " assassine Salah bey et persécute dans le sang sa famille dont les Mokrani, les Bengana et leurs alliés.

Craignant que le nouveau-né puisse, en grandissant, prendre le pouvoir et venger son clan les miliciens turcs voulurent le tuer. Le Dr.Bonnafont raconte dans ses  "Réflexions sur l'Algérie " :  
 " Dés sa naissance le parti Turc, dans la prévision des dangers qui pourraient résulter de son avènement au beylicat, osèrent demander au dey d'Alger ( Hassan Pacha) qu'il fut immolé ; mais sa mère qui l'aimait passionnément, ayant été avertie de cette infâme conspiration contre un être si inoffensif, enveloppa son enfant dans une peau de tigre, chargea ce précieux fardeau sur ses épaules, sortit de Constantine par la porte d'el Kantara et parvint ainsi à soustraire le jeune Ahmed à la haine de ses ennemis. Plus tard, elle le transporta jusque dans son pays natal
(Les Aurès) éloigné de Constantine de 50 lieues."


Peu de temps après, le bey Hossein Bou Hanek résolut de mettre un terme à ce cycle de violences et intégra dans son gouvernement des membres du clan de Salah bey dont Mohamed chérif, le père d’Ahmed, en qualité de Khalifa (sorte de premier ministre) A la mort de ce bey, étranglé sur ordre du dey pour avoir "agressé inutilement "  les établissements français de la Calle, on perd la trace du père d’Ahmed. Probablement assassiné par le « parti turc ».

Pendant ce temps : " Ahmed élevé par sa mère au milieu des Chaouias ou d'Arabes, ne manqua pas d'être instruit de ce trait particulier de sa vie ; aussi en connut-il de bonne heure une haine implacable contre les hommes qui avaient résolu de le faire périr aussi cruellement. "  Conclut le Dr. Bonnafont.

Cette haine implacable expliquera, plus tard, son comportement violent à l’égard des Janissaires une fois devenu bey. Ce qui lui valut la réputation de " tyran " chez la plupart des chroniqueurs français qui n'avaient d'oreille que pour ses ennemis.  A les lire on pourrait croire qu’Ahmed bey exerçait sur l'ensemble des habitants une tyrannie aveugle, sans aucune distinction. "Si j'ai puni ceux qui m'ont trahi, moi je n'ai trahi personne"

Une fois sa sécurité assurée, ses parents le ramenèrent à Constantine où il suivit brillamment sa scolarité, probablement à la célèbre médersa " El Kéttania " fondée par Salah bey.
À peine sorti de l'adolescence ses parents l'envoyèrent en Orient poursuivre ses études. Il se rendit d'abord à La Mecque où il devint Hadj. Sur le chemin du retour, il s'établit au Caire quelque temps pour y étudier et y découvrit une Égypte en pleine modernisation politique, sociale et culturelle lancée par Mohamed Ali alors pacha d'Égypte et qu’il aurait rencontré en personne.
Depuis, il lui voua  une profonde admiration.

Impressionné par ces réformes il prit conscience du retard de son pays dans presque tous les domaines.  (Devenu bey, il s'inspirera de ces réformes pour moderniser son beylicat)
De retour au pays, il s'engagea dans l'armée et participa à des combats au cours desquels on remarqua son courage et sa bravoure. Son caractère et son tempérament se forgent. On le décrit comme un jeune homme très énergique, beau et séducteur, passionné de chasse et grand amateur de chevaux de race. 


  


Sa naissance















  

Ahmed bey est né à Constantine vers 1784. Sa mère, Rokia, est issue d'une grande famille de notables des Aurès : les Bengana. Son père, Mohamed-chérif est fils d'un ancien et illustre bey de Constantine : Ahmed ben Ali El Kolli (d'origine Slave) et d'une Mokrani autre grande famille de la Kabylie orientale.
Ahmed bey est donc un Kouloughli. C'est ainsi que les Turcs désignaient ceux qui ont une ascendance paternelle turque, fut-elle lointaine, et une ascendance maternelle indigène. Sa langue maternelle est l'Arabe. Il parlait peut-être aussi le berbère Chaouia mais pas le turc. Il ne se rendra jamais en Turquie.
 
A sa naissance, le beylicat de l'Est était gouverné par le célèbre Salah bey Ben Moustafa (1771-1791) Originaire de Smyrne ; ce dernier est l' oncle par alliance du nouveau né. Plus tard, il sera démis de ses fonctions par le dey d'Alger, Hassan Pacha pour une sombre histoire de vengeance. En réalité, il lui était reproché d'avoir trop favorisé les Kouloughlis et les maures au détriment des Janissaires dont la plupart venaient d'être écartés du pouvoir. Ces derniers purent revenir aux affaires et sur ordre du nouveau bey, Hossein Bou Hanek, " le parti Turc " assassine Salah bey et persécute dans le sang sa famille dont les Mokrani, les Bengana et leurs alliés.

Craignant que le nouveau-né puisse, en grandissant, prendre le pouvoir et venger son clan les miliciens turcs voulurent le tuer. Le Dr.Bonnafont raconte dans ses  "Réflexions sur l'Algérie " :  
 " Dés sa naissance le parti Turc, dans la prévision des dangers qui pourraient résulter de son avènement au beylicat, osèrent demander au dey d'Alger ( Hassan Pacha) qu'il fut immolé ; mais sa mère qui l'aimait passionnément, ayant été avertie de cette infâme conspiration contre un être si inoffensif, enveloppa son enfant dans une peau de tigre, chargea ce précieux fardeau sur ses épaules, sortit de Constantine par la porte d'el Kantara et parvint ainsi à soustraire le jeune Ahmed à la haine de ses ennemis. Plus tard, elle le transporta jusque dans son pays natal
(Les Aurès) éloigné de Constantine de 50 lieues."

Peu de temps après, le bey Hossein Bou Hanek résolut de mettre un terme à ce cycle de violences et intégra dans son gouvernement des membres du clan de Salah bey dont Mohamed chérif, le père d’Ahmed, en qualité de Khalifa (sorte de premier ministre) A la mort de ce bey, étranglé sur ordre du dey pour avoir "agressé inutilement"  les établissements français de la Calle, on perd la trace du père d’Ahmed. Probablement assassiné par le « parti turc ».

Pendant ce temps : " Ahmed élevé par sa mère au milieu des Chaouias ou d'Arabes, ne manqua pas d'être instruit de ce trait particulier de sa vie ; aussi en connut-il de bonne heure une haine implacable contre les hommes qui avaient résolu de le faire périr aussi cruellement. "  Conclut le Dr. Bonnafont.

Cette haine implacable expliquera, son comportement violent à l’égard des Janissaires une fois devenu bey. Ce qui lui valut la réputation de " tyran " chez la plupart des chroniqueurs français qui n'avaient d'oreille que pour ses ennemis.  A les lire on pourrait croire qu’Ahmed bey exerçait sur l'ensemble des habitants une tyrannie aveugle, sans aucune distinction. "Si j'ai puni ceux qui m'ont trahi, moi je n'ai trahi personne"

Une fois sa sécurité assurée, ses parents le ramenèrent à Constantine où il suivit brillamment sa scolarité, probablement à la célèbre médersa " El Kéttania " fondée par Salah bey.
A peine sorti de l'adolescence ses parents l'envoyèrent en Orient poursuivre ses études. Il se rendit d'abord à La Mecque où il devint Hadj. Sur le chemin du retour, il s'établit au Caire quelque temps pour y étudier et y découvrit une Égypte en pleine modernisation politique, sociale et culturelle lancée par Mohamed Ali alors pacha d'Égypte et qu’il aurait rencontré en personne.
 
Impressionné par ces réformes il prit conscience du retard de son pays dans presque tous les domaines.  (Devenu bey, il s'inspirera de ces réformes pour moderniser son beylicat)
De retour au pays, il s'engagea dans l'armée et participa à des combats au cours desquels on remarqua son courage et sa bravoure. Son caractère et son tempérament se forgent. On le décrit comme un jeune homme très énergique, beau et séducteur, passionné de chasse et grand amateur de chevaux de race.