BIENVENUE
"C'est toujours le vainqueur qui écrit l'histoire, défigure sa victime et fleurit sa tombe de mensonges "
Berthold Brecht : " le procès de Lucullus " 1939
Bienvenue sur ce site perso consacré à l'histoire de Hadj Ahmed Ben Chérif le dernier bey de Constantine (1784/1848). Une histoire évidemment résumée vu les contraintes techniques d'un site. Mon intention est de vous faire découvrir cette grande figure du patriotisme algérien sans prétendre écrire sa biographie « officielle ». De nouvelles pages seront ajoutées au fur et à mesure de mes recherches. Un site est toujours en construction n'est-ce pas ?
Le contexte
En 2005, un énième traité d'amitié entre l'Algérie et la France devait être signé, mais il ne l’a pas été à cause de l’article 4 de la loi française du 23/02/05 qui positive le rôle colonialiste de la France au lieu de le condamner; niant ainsi les valeurs humanistes qui ont fondé la République française.
Alexis de Tocqueville, qui, en 1841, était pourtant favorable à la colonisation , a était obligé de reconnaitre plus tard, en 1847 : « Autour de nous, les lumières se sont éteintes. Nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu'elle n'était avant de nous connaître. »
Oui, sauf que les Algériens n'étaient pas aussi barbares qu'il le pense avant l'invasion. On sait que ce rôle "positif" s’est poursuivi jusqu’au 5 juillet 1962.
En ce qui concerne les Algériens, on se contente de protester sans opposer l’argument de la vérité historique contre les falsifications récurrentes des « colonistes » d'hier et ceux d'aujourd'hui.
En fait, rien n'a été fait des deux côtés de la méditerranée pour écrire, honnêtement, l'histoire des relations plusieurs fois centenaires entre les deux pays, au cours desquels les rapports d'amitié et de coopération duraient plus longtemps que les périodes de brouille.
Mes sources
J'ai consulté de nombreux documents édités et quelques archives pour écrire les pages de ce site et il ne m'a pas été aisé de séparer le bon grain de l'ivraie, tellement ils renferment de contradictions, de mensonges et d'exagérations sur Ahmed bey et ses contemporains.
Dans la plupart de ces documents (ainsi que dans les gravures et les peintures) les Algériens de cette époque sont dépeints sous des traits physiques et intellectuels hideux et leur légitime résistance armée est décrite comme une série « d'actes barbares ». Au soldat colonialiste le rôle de "l’humaniste beau et intelligent" au résistant algérien celui de "l’Arabe" souvent laid, le couteau entre les dents et qu’il faut exterminer lorsqu’il s’oppose à "la mission civilisatrice de la France." C'est de "bonne guerre" pourrait-on dire : le vainqueur s'octroie toujours le pouvoir de manipuler l'histoire du vaincu dans le but de le rendre honteux de son histoire et de sa propre culture. De le maintenir dans un état de soumission psychologique devant le " Roumi ", c'est-à-dire le fameux complexe du colonisé. Cependant, des milliers d’archives restent à exploiter par les chercheurs, notamment algériens. Elles renferment surement des preuves accablantes sur les crimes du colonialisme.
Seront-elles exploitées un jour afin de tourner définitivement cette page douloureuse des relations algéro-françaises ?
Réécrire l'histoire
De Massinissa à Boudiaf, l'histoire réelle des défenseurs et des bâtisseurs de l'Algérie reste à écrire, sans tabous, sans complexe et sans complaisance. Une histoire qui ne serait ni sélective, ni sacralisée, comme elle l'est aujourd'hui à des fins politiciennes, régionalistes, religieuses et racistes aggravant la crise identitaire de la jeune génération. Quelques historiens professionnels et des amateurs y contribuent déjà, en fonction de leurs moyens, en bousculant "les vérités" officielles et en luttant contre l'amnésie. "Celui qui oublie son histoire est condamné à la recommencer" dit un proverbe espagnol.
L'essentiel, est que les événements historiques ne soient plus interprétés du point de vue des colonialistes, furent-ils Saint-Simoniens, ni exclusivement de celui des Baâthistes. Pour ces derniers, l'histoire de l'Algérie n'a commencé que depuis l'avènement de l'Islam, et qu'un vrai Algérien ne peut-être que… Arabe. Quant aux Berbéristes xénophobes, ils persistent à nier tous les apports humains et civilisationnels qui ont fait l'Algérie et l'Algérien d'aujourd'hui.
Il est important aussi que les masses populaires ne soient plus oubliées, car ce sont elles qui font l'histoire. Les Aguelids, les deys et beys, cheikhs et émirs patriotes n'ont fait que les incarner. "Je n'ai point fait les événements, disait Abdelkader en 1848, ce sont eux qui m'ont fait "
Mon point de vue
N'étant pas historien professionnel, je ne suis donc pas neutre. J’ai commenté les événements en fonction de ma sensibilité et de ce que je crois être la vérité tout en veillant à ne pas succomber à la tentation du manichéisme.
Des erreurs, omissions ou lacunes historiques existent probablement dans ces pages, j'attends vos critiques pour les rectifier. Je vous invite également à m’envoyer vos contributions, elles permettront d'enrichir notre connaissance de l'histoire de ce héros national et de son époque (en attendant les travaux de futurs historiens indemnes du complexe du colonisé.) Elles seront publiées sur ce site.
Je réclame votre indulgence pour les fautes de grammaire et d'orthographe de mon cru et si possible me les signaler. Cependant, je ne suis pas responsable de celles des citations.
N'étant pas Webmaster professionnel mon site peut aussi contenir des imperfections techniques, elles seront corrigées grâce à votre aide. Merci d’avance.
Nasr-Edine Guénifi. 5/07/05